Cette semaine, je vous propose de découvrir un nouveau gadget 2.0 pour votre compte Twitter : j’ai nommé Twylah ! Il s’agit d’un nouveau service actuellement en beta et qui a fait parlé de lui ces derniers jours/semaines. Bref, il fallait que je teste et que je vous en parle. ^^

Sur son site, Twylah n’y va pas par 4 chemins. L’accroche de ce nouveau service lancé par des fans de Twitter, ce n’est ni plus ni moins que :

La meilleure manière de partager ses tweets.

Vraiment ? Si vous ne l’aviez pas deviné en lisant le titre de cet article, je ne serai pas si catégorique.

Cela ne m'empêche pas de penser que Twylah conserve une utilité, même si elle est beaucoup plus limitée à mon humble avis. De la même manière qu’un TimeKiwi, Twylah va, à la rigueur, vous permettre de donner un petit coup de pouce à votre référencement.

Si vous cherchiez une baguette magique pour développer l’engagement de votre audience sur Twitter : passez votre chemin.

Allez, commençons la visite !

Rejoindre la beta.

Twylah est actuellement en phase de beta. Pour essayer ce service, il suffit de vous rendre sur leur site en cliquant sur ce lien, ou bien sur l’image ci-dessous.

Pour essayer Twylah, vous devez disposer d’un compte Twitter. C’est idiot, mais il fallait le préciser. ^^

Une fois sur le site, cliquez sur « Request Invite » pour demander une invitation et lier Twylah à votre compte Twitter.

Après quelques jours, vous devriez recevoir un mail qui vous confirmera que votre compte a bien été créé.

A la découverte de Twylah !

Après avoir reçu votre invitation à la beta, il est temps de découvrir à quoi ressemble Twylah et comment vous allez pouvoir vous en servir.

Votre page Twylah reprend plusieurs éléments de votre compte Twitter. Notamment, vous allez pouvoir y retrouver votre photo, votre prénom/nom, votre présentation et votre localisation. Classique…

Voici un exemple avec la mienne :

C’est assez propre à première vue… Twylah vous offre une page de profil au design un peu dense à mon sens, mais qui reste fonctionnelle et lisible.

Le premier contact avec votre page de profil est aussi le moment de découvrir le principe des « sujets » !

Etant lié à votre compte Twitter, le site va analyser votre historique pour découvrir quels sont les sujets principaux sur lesquels vous tweetez.

Vos tweets sont alors classés suivant ces sujets et d’autres metrics comme le nombre de RT, de mentions du contenu… etc.

Il est possible de contrôler les sujets qui vont apparaître en priorité et aussi ceux que vous ne souhaitez pas présenter sur votre page Twylah.

Pour réaliser cette action, il vous suffit de cliquer sur le lien « Manage Topics » en haut à droite de votre page de profil, une fois connecté.

Vous arriverez sur une page vous permettant de sélectionner vos sujets préférés, mais aussi les prohibés :

En plus de cette possibilité de contrôler un peu les sujets qui apparaissent sur votre page Twylah, le site propose aussi quelques ressources supplémentaires.

On peut notamment trouver :

  • Un bookmarklet qui va vous permettre de lancer des « Power Tweets » (je vais revenir sur ce point)
  • Puis un widget qui va vous permettre de faire la promotion de votre page depuis votre site personnel.

Dans un cas comme dans l’autre, des ressources peu utiles mais qui ont le mérite d’exister.

Mais prenons le temps de regarder de plus près ces « Power Tweets »… 

Les Power Tweets, ou comment on se moque « un peu » de vous…

La fonctionnalité phare de Twylah, ce sont les Power Tweets.

Personnellement, je trouve que c’est une fonctionnalité bidon. Je vais vous expliquer pourquoi.

Voici ce que dit Twylah à propos de ces Power Tweets :

Un Power Tweet crée une landing page spécifique pour chaque tweet que vous envoyez, complétée par un lien vers votre page, le texte de votre tweet, n’importe quel contenu lié, et d’autres tweets que aviez réalisé sur le même sujet.

Les Power Tweets augmentent l’engagement (défini comme le temps passé sur votre contenu twitter) par 4000% ! Oui, c’est exactement ça, 40x. Les visiteurs qui cliquent sur les liens des Power Tweets passent 3 à 5 minutes (en moyenne) à s’engager avec votre tweet original et une plus grande proportion du reste de vos contenus sur Twitter.

Ok… Alors déjà, je sais qu’il existe un débat sur ce que l’on peut entendre par « engagement ». Mais clairement, il ne me viendrait pas à l’idée de mesurer l’engagement en « temps passé » sur du contenu.

Pour moi l’engagement, c’est le fait d’obtenir des actions ciblées. Que ce soient des clics, des commentaires, des partages, des mails de retours, des idées, etc… peu importe. Mais des « actions », et pas simplement une « vue ».

Bref, mais passons…

Le principe d’un Power Tweet, c’est de laisser Twylah jouer l’intermédiaire entre votre tweet, et votre contenu sur votre site ou ailleurs. Le visiteur clique sur votre lien, arrive sur la page Twylah, puis doit cliquer à nouveau pour arriver sur votre contenu complet.

Voici à quoi ressemble cette page intermédiaire :

Bon, en trois points, voici ce qui me dérange et pourquoi je trouve que c’est une fonctionnalité en carton :

1 – Cette jolie page, Twylah va la créer de toutes façons

Vous trouver que cette page a de la gueule ? C’est vrai qu’elle est pas mal. Mais que vous utilisiez la fonctionnalité « Power Tweet » ou non, Twylah va en créer une pour chaque tweet qu’il va classer pour vous.

Il ne s’agit pas d’une condition à remplir obligatoirement.

2 – Un clic supplémentaire, ce sont des visiteurs en moins

En ajoutant un clic supplémentaire pour l’accès à vos contenus, vous élevez la barrière à l’entrée pour l’accès à votre site.

Franchement, cela va ennuyer vos visiteurs qui ne demandent qu’une seule chose : l’accès au contenu qui les intéresse, et point barre. Vous avez déjà vu le taux de rebond des visiteurs issus de Twitter ? Croyez moi, vous n’allez en capter que très peu…

Leur imposer un clic en plus, personnellement : j’appelle cela se tirer une balle dans le pied, mais bon…

3 – 4000% d’engagement en plus ?! lol…

Pour rappel, il s’agit, d’après leur définition, de temps passé sur LEUR page, par rapport au temps passé devant un tweet « normal ».

Leur formule magique, la voici : target=_blank.

Ce petit morceau de code en HTML permet d’ouvrir un lien dans une nouvelle fenêtre (ou onglet suivant le navigateur) plutôt que dans la même fenêtre.

Le scénario type est le suivant :

  • vous arrivez sur la page Twylah,
  • vous cliquez sur le lien « Read more »,
  • un nouvel onglet s’ouvre…
  • et pendant ce temps là : le compteur tourne sur Twylah.

C’est simple, et efficace.

Alors oui, pendant que votre visiteur est entrain de lire tranquillement votre article sur votre site ou ailleurs, la page Twylah de votre Power Tweet reste ouverte pendant 3 à 5 minutes, ce qui comparé au temps passé à lire un tweet, est 40x plus important.

Moi je trouve ça un peu limite comme argument… Mais c’que j’en dis.

Allez, Twylah garde un atout…

Oui, Twylah reste un site intéressant, mais pour un seul usage : le référencement.

En créant des pages par « sujet » référençant vos tweets, puis en créant des pages bien construites qui pointent vers votre contenu, Twylah peut vous donner un coup de pouce.

Les liens que réalise Twylah vers votre contenu sont des liens en « do-follow ». C’est à dire qu’ils transmettent un peu de jus d’un point de vue référencement et peuvent donc vous aider pour votre référencement naturel.

Alors, il faut raison garder, l’impact de tels liens reste très marginal.

Mais pour le référencement de vos contenus, tout est bon à prendre quand il ne s’agit pas de stratégies litigieuses… et surtout quand c’est gratuit, ne nécessite pas un investissement en temps autre qu’un « one shot » et quand vous pouvez en retirer des impacts potentiellement ad vitam aeternam.

La configuration de votre compte Twylah ne va vous prendre que quelques minutes, et vous pourrez ensuite le laisser vivre sans y revenir.

Pour conclure, Twylah reste une découverte intéressante. Je ne regrette pas d’avoir pris le temps de créer un compte… même si je sais que je reviendrai pas dessus et que je n’utiliserai pas les « Power Tweets ». Je vous invite à faire de même. Au moins, ce sont quelques liens en plus et réguliers vers vos contenus !

Et vous, que pensez-vous de Twylah ? Vous l’avez essayé ? Vous allez le faire ? Réagissez en postant un commentaire ci-dessous. Ou partagez cet article que j’ai écris avec beaucoup de plaisir ! ^^

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Passionné par le web, les réseaux sociaux et le marketing, Harold est le Fondateur de TRIBELEADR. Titulaire d’un Bachelor of Arts in International Business Administration de la Newcastle Business School en Angleterre avec une spécialisation en Marketing, Harold a réalisé un parcours de près de 10 années au service du client dans le monde du commerce et de la distribution spécialisée.
  •  Le référencement… justement je vais demander à Twylah de supprimer entièrement mes données, car on ne peut pas le faire du site.

    C’est de la reprise du titre et du contenu d’autres suite, et cela on n’a pas le droit (Même style que la curation)

    Côté référencement, je n’ai pas eu très peu de clic venant de ce site.

    • Bonjour la Tomate ! 

      L’impact de Twylah ne va pas se faire en termes de trafic. Ce n’est pas pour récupérer des visites (bien que ce ne soit pas impossible… mais marginal je pense).

      L’impact de Twylah va être de réaliser des liens vers votre site en do-follow depuis des pages qui « sémantiquement » sont optimisées pour votre contenu. L’impact peut être utile pour mieux se positionner sur les moteurs de recherche.

      Pour le « duplicate content », il ne s’agit que d’un très court extrait (40 à 50 mots), ce qui ne peut pas avoir d’impact négatif à ce niveau.

      •  le problème est que l’on reprend le titre et une partie du contenu d’un blog sans leur autorisation. De mon côté étant contre la curation, je n’utiliserai plus ce service.

        Scoop.it a déjà eu des problèmes de Negative Seo.. donc autant éviter ce genre de site. de toutes les façons maintenant Scoop.it est en no-follow donc aucun intérêt.

        Pour les liens, j’ai inscrit mon blog dans les annuaires. et je fais des échanges de liens avec d’autres blogeurs.